Faut bien déménager en Suisse pour avoir le pire hiver de ski depuis des lustres. Après avoir eu un mois de décembre tout blanc, il y a eu un redoux incroyable au début janvier qui a tout fait fondre. Résultat : pu de neige. Les stations dans le Jura près d'ici sont fermées.
On s'est essayé il y a 2 semaines dans les Alpes vaudoises. La moitié des pistes étaient ouvertes et la neige était granuleuse.. La vue d'en haut par contre était spectaculaire. On se sent On top of the world!
Mais laissez moi vous raconter le début de la journée...
Y a vraiment des choses qu'on prend pour acquis dans la vie. Comme un chalet au pied des pentes. Quand on arrive à Mont Orford, au Valinouet, on se stationne et on installe ses affaires dans le chalet, nos sacs, nos bottes à l'intérieur du sac, un lunch. À Mont Orford, il y a même des gentils retraités qui aident les familles bien chargées, à sortir leurs effets personnels de l'auto et à transporter nos skis jusqu'au pied des pentes.
Fait que : on arrive à Leysin avec nos beaux sacs et on s'en va dans la station - un batiment tout bétonné et on y trouve le chair-lift, la télécabine...
On fait 2 fois le tour pour chercher le chalet pour y déposer nos sacs et s'habiller. Et bien, y en n'a pas de chalet.
On a donc mis nos bottes, nos casques dehors (pas de tables rien) pis David est allé rapporter le tout (bottes d'hiver et tutti quanti) dans le char. On est donc partis avec notre lunch dans le dos espérant trouver quand même à quelque part une place pour manger.
On a fini par manger notre lunch en cachette dans le resto en haut des pentes où c'est marqué partout sur les murs - picnics interdits. On s'est acheté des boissons et une frite, oui une seule frite pour la famille. À 7 $ la petite frite et 5$ la boisson... nous n'avons pas voulu investir trop trop dans la patate pis le sucre.
Au retour, on a investigué pour savoir si c'était la norme en Suisse et en France et si l'on pouvait trouver un peu plus de confort. Quand on a des petits enfants, habiller tout le monde dans l'auto et marcher plusieurs centaines de mètres habillés en cosmonautes, ce n'est pas très agréable...
Eh bien oui, c'est la norme. Va falloir s'endurcir. Apprendre le ski à la dure. Fini les gentils retraités.... snif snif... Ou bien s'acheter un chalet sur les pentes! Mais pour ça, faudrait que je me livre à seconde carrière dans le X... Je vais y penser.
Deloitte SA a récemment fait une enquête sur les centres de ski en Suisse et on a donc appris pourquoi c'est comme ça. Parce que c'est un marché fragmenté. Par ce qu'il y a des propriétaires de télécabines (Jos qui possède le télésiège numéro 1 et Paul qui possède la télécabine 1 km plus loin) et des propriétaires de restos. Les stations ne sont pas détenues par des entreprises.
C'est dommage. L'ambiance dans les chalets, c'est le fun. Tu rencontres des gens, tu vas te réchauffer, c'est le ski de chalet quoi!
Dans quelques semaines c'est la mi-session. On a loué un chalet à
Ovronnaz. Pour se consoler d'avoir marché en cosmonaute... il y aura le centre thermal au pied des pentes. :)