Y a pas à dire, les Suisses sont vraiment bons élèves.
Le premier exemple extraordinaire est le recyclage. Chaque ménage doit aller porter ses déchets à recycler dans un endroit de tri. Le verre : on doit séparer toutes les couleurs du verre : le brun, le vert, le transparent. Le plastique, les conserves, les capsules de Nespresso en aluminium (que je continue de snobber, par snobisme). C'est quand même beau à voir, tout le monde qui fait sa part, qui fait son tri patiemment avec le sourire.
Ce weekend, c'était le troc de Prangins. Le troc étant une vente de garage collective à la différence que toutes les marchandises sont mises en commun. Les familles y vendent et achètent des vêtements d'enfants, des jouets et des articles de sports.
Je m'étais fait enfirwapée par une mère de l'école pour y être bénévole. C'est une grosse organisation toute cette vente. Malade comme un chien cette semaine, je suis quand même allée aider à recevoir les sacs de linge, de jouets et tutti quanti, à les plier et classer par taille.
Tout le monde devait suivre les indications à la lettre. Tous les articles devaient être étiquetées individuellement sur du carton solide (5cm x 5cm) attachés avec une corde au vêtement. J'avais apporté quelques articles et les dames, m'ont arraché mes étiquettes car elles n'étaient pas assez solides.... Ouf... On prends un grande respiration. J'ai dû refaire le tout.... Un bon test pour la patience de la petite québécoise.
Vous auriez dû voir tout le village de Prangins faire la file venir porter ses articles. Tous patients. À attendre qu'on leur remette un numéro et qu'on contrôle tout leur bazar, une fois, 2 fois, 3 fois. Des bons élèves. Remarquez que j'ai toujours été assez bonne élève moi-même mais j'ai senti quelques bouffées de rebellion ce weekend.
Une fois la vente terminée, on devait revenir, oui tout le village, refaire la file, chercher les invendus et l'enveloppe contenant les recettes.
4,50$ pour environ 5 heures d'effort en ce qui me concerne. Ça aura eu le bénéfice de travailler ma patience.
dimanche 25 septembre 2011
mercredi 21 septembre 2011
Bouilli de fin d'été
Un des plus grands plaisirs culinaires familiaux de la famille Parent (côté de ma mère) est le bouilli de légumes. Véritable hymne à la récolte, on commençait à en sentir les arômes assez tôt lors des dernières fins de semaine du mois d'août de ma jeunesse. Je me rappelle nos visites chez le producteur à Métabetchouan au Lac St-Jean pour acheter tout ce que ça prenait : des carottes fraîches, un navet, un beau chou bien vert, des patates rouges, des fèves jaunes, des oignons et évidemment du blé d'inde local. On ajoutait tout ces beaux légumes à un rôti de palette, un beau morceau de lard salé entrelardé et aux herbes salées préférablement faites maison qui avaient mijoté tout l'après-midi. Ce sont les hommes de la maisonnée (mon père, mon grand-père et mes oncles si ils y étaient) qui se partageaient le morceau de lard, comme de raison.
Grand-maman Georgette, aimait nous préparer avec ça une soupe aux gourganes et un pâté aux bleuets et une tarte au sucre. Ça sentait tellement bon. Presque chaque année, je m'en fais un bouilli, c'est une sécurité pour moi de savoir que je suis capable moi aussi de reproduire cette odeur, si précieuse.
Tout ça pour en venir à ma déception d'aujourd'hui. Le très gentil boucher de Divonne, y avait jamais entendu parler de rôti de palette. Il m'a proposé du jarret de boeuf. J'ai pris un morceau de lard mais je pense qu'il n'était pas salé. Évidemment, les herbes salées, je ne peux que m'autoflageller de ne pas encore fait les miens cette année...
Je suis sûre que mon bouilli sera bon quand même mais l'odeur n'y est pas. Et blé d'inde il n'y aura pas cette année. Ici le maïs, c'est pour les cochons. J'ai essayé d'en piquer dans les champs (on est entourés de mais) pour voir quand même. C'est dur comme de la roche.
Je vous laisse, c'est l'heure du souper. Mon mari vient d'arriver : savez-vous ce qu'il a dit? Ah ça sent le comfort food.
Grand-maman Georgette, aimait nous préparer avec ça une soupe aux gourganes et un pâté aux bleuets et une tarte au sucre. Ça sentait tellement bon. Presque chaque année, je m'en fais un bouilli, c'est une sécurité pour moi de savoir que je suis capable moi aussi de reproduire cette odeur, si précieuse.
Tout ça pour en venir à ma déception d'aujourd'hui. Le très gentil boucher de Divonne, y avait jamais entendu parler de rôti de palette. Il m'a proposé du jarret de boeuf. J'ai pris un morceau de lard mais je pense qu'il n'était pas salé. Évidemment, les herbes salées, je ne peux que m'autoflageller de ne pas encore fait les miens cette année...
Je suis sûre que mon bouilli sera bon quand même mais l'odeur n'y est pas. Et blé d'inde il n'y aura pas cette année. Ici le maïs, c'est pour les cochons. J'ai essayé d'en piquer dans les champs (on est entourés de mais) pour voir quand même. C'est dur comme de la roche.
Je vous laisse, c'est l'heure du souper. Mon mari vient d'arriver : savez-vous ce qu'il a dit? Ah ça sent le comfort food.
mardi 6 septembre 2011
En avant la musique!
C'était la rentrée ici avant chez vous. Maxi et Juju ont recommencé le 22 août, à plein temps. Les livres à recouvrir (à fourrer comme ils disent ici ;), les activités à recommencer, les instruments à acheter (Julien débute le piano et Maximilien change de la guitare classique à l'électrique) m'occupent presque à temps plein.
Au travers de tout ça, je me suis inscrite au registre du commerce ici et je lance officiellement ma pratique de travailleuse autonome en tant qu'experte en marketing interactif. Bientôt l'enseigne, le site et les cartes d'affaires.
Rentrée veut également dire rentrée musicale. Mon orchestre de l'an passé était né d'une fusion de 2 orchestres, maintenant l'orchestre des 3 Chênes; les pratiques devaient rester à Genève mais finalement elles auront lieu à Chêne-Bourg et c'est trop loin pour moi. J'ai donc cherché et trouvé une nouvelle formation, et même deux.
Je jouerai de l'Orchestre St-Pierre de la Fusterie, un peu le style de Sinfonia, de très bon niveau. Il est dirigé par un jeune chef québécois - Jean-Claude Picard. Il a fait ses études de direction d'orchestre à Genève après avoir étudié à Montréal au Conservatoire.
Je ferai aussi partie de Bande-son, un orchestre qui fait de la musique de film. Les pratiques sont concentrées sur un seul programme et les concerts seront au mois de mars - mes jeunes adeptes de Star Wars seront bien heureux de venir voir leur mère!
Bref, on ne s'ennuie pas en cette rentrée. De vous un peu quand même!!
Au travers de tout ça, je me suis inscrite au registre du commerce ici et je lance officiellement ma pratique de travailleuse autonome en tant qu'experte en marketing interactif. Bientôt l'enseigne, le site et les cartes d'affaires.
Rentrée veut également dire rentrée musicale. Mon orchestre de l'an passé était né d'une fusion de 2 orchestres, maintenant l'orchestre des 3 Chênes; les pratiques devaient rester à Genève mais finalement elles auront lieu à Chêne-Bourg et c'est trop loin pour moi. J'ai donc cherché et trouvé une nouvelle formation, et même deux.
Je jouerai de l'Orchestre St-Pierre de la Fusterie, un peu le style de Sinfonia, de très bon niveau. Il est dirigé par un jeune chef québécois - Jean-Claude Picard. Il a fait ses études de direction d'orchestre à Genève après avoir étudié à Montréal au Conservatoire.
Je ferai aussi partie de Bande-son, un orchestre qui fait de la musique de film. Les pratiques sont concentrées sur un seul programme et les concerts seront au mois de mars - mes jeunes adeptes de Star Wars seront bien heureux de venir voir leur mère!
Bref, on ne s'ennuie pas en cette rentrée. De vous un peu quand même!!
dimanche 31 juillet 2011
Coup de coeur pour le pays basque
Après la pluie, 3 belles journées à sauter dans les vagues de la plage de Deba. Cotée 8/10 pour le surf et certifiée ISO, la plage éait non seulement d'une propreté irréprochable mais les surveillants de plage était assez nombreux pour assurer la surveillance des surfeurs en herbe.
Maximilien pense que ce soit être vraiment bien d'habiter à Deba; il y a la pêche, le surf, une atmosphère agréable et sûrement pas de job trop importante ou stressante, le disait-il, comme la gestion des risques dans un petit village comme ça.
Vendredi, après être allés manger à 21hoo (l'heure des poules en Espagne...), on a eu droit à un spectacle folkorique basque, avec la musique, les costumes traditionnels : quelle chance! Les gens sont fiers et beaux dans cette région; les hommes virils, les femmes stylées. Apparemment que les basques descendent directement des hommes de cro-magnons.
Le lendemain, on a pris un bateau qui nous a emmenés admirer le Flysch, ces roches frippées. Le Flysch s'est formé quand la péninsule ibérique est rentré dans le plateau européen. Entre les deux, une vallée très plate où les sédiments s'étaient accumulés pendant des millions d'années. Quand les 2 plaques tectoniques se sont rencontrées, ça a donné les Pyrénées mais le feuilleté de cette région (pays basque) s'est plissé à la verticale. Sur 25 km, on voit l'histoire de la terre sur des millions d'années.
Il y a une couche dans ce feuilleté qui est constituée de poussière de météorite, indice qui permet de supposer la collision d'une météorite sur terre, qui pourrait avoir entrainé la disparition des dinosaures.
C'était bien beau et instructif tout ça. Là, à l'heure où je vous parle, on finit nos vacances à Béziers et Sérignan. Carcassonne, la plage, le Canal du midi et le rosé sont au programme.
Maximilien pense que ce soit être vraiment bien d'habiter à Deba; il y a la pêche, le surf, une atmosphère agréable et sûrement pas de job trop importante ou stressante, le disait-il, comme la gestion des risques dans un petit village comme ça.
Vendredi, après être allés manger à 21hoo (l'heure des poules en Espagne...), on a eu droit à un spectacle folkorique basque, avec la musique, les costumes traditionnels : quelle chance! Les gens sont fiers et beaux dans cette région; les hommes virils, les femmes stylées. Apparemment que les basques descendent directement des hommes de cro-magnons.
Le lendemain, on a pris un bateau qui nous a emmenés admirer le Flysch, ces roches frippées. Le Flysch s'est formé quand la péninsule ibérique est rentré dans le plateau européen. Entre les deux, une vallée très plate où les sédiments s'étaient accumulés pendant des millions d'années. Quand les 2 plaques tectoniques se sont rencontrées, ça a donné les Pyrénées mais le feuilleté de cette région (pays basque) s'est plissé à la verticale. Sur 25 km, on voit l'histoire de la terre sur des millions d'années.
Il y a une couche dans ce feuilleté qui est constituée de poussière de météorite, indice qui permet de supposer la collision d'une météorite sur terre, qui pourrait avoir entrainé la disparition des dinosaures.
C'était bien beau et instructif tout ça. Là, à l'heure où je vous parle, on finit nos vacances à Béziers et Sérignan. Carcassonne, la plage, le Canal du midi et le rosé sont au programme.
lundi 25 juillet 2011
Au pays des mots payants au Scrabble*
Après Montréal, Lyon, Genève, Prangins, Béziers, Sérignan (nous y avons dormi une nuit car la route est longue pour venir ici), tout ça dans la dernière semaine, nous voilà installés pour une semaine dans le pays basque espagnol (El Pais Vasco). Il ne fait malheureusement pas beau pour l'instant, 19c avec de la bruine. Mais vous nous connaissez, c'est pas la pluie qui va nous arrêter.
Première impression : les espagnols sont hyper calmes. Calmes sur les routes, personne qui perd patience à l'épicerie quand la gentille caissière s'en est allée pendant 5 bonnes minutes peser les melons, citrons, biscuits que j'avais oublié de peser.
Deuxième impression : quand même bizare ces bars partout (Taberna) et les gens qui se tiennent debout dans les rues à boire leur verre. On s'y est essayés...
Hier, c'était la fête à Mutriku, le village d'à côté. On est arrivés juste au bon moment. Le moment du laché des taureaux. Les villageois sont protégés par les barrières tandis que les hommes et les adolescents fiers et courageux vont taquiner la bête.
Dans l'après-midi on étaient allés visiter le musée Guggheneim de Bilbao, bien intéressant d'un point de vue architectural mais pour ce qui est des expositions, c'était moyen. Il y avait l'expo L'intervalle lumineux issue de la collection de D. Daskalopoulos, composée d'installations et de sculptures se focalisant sur l'identité individuelle. Certains trucs intéressants, d'autres dérangeants et beaucoup d'autres relevant selon nous de la supercherie...
Cet après-midi, nous avons visité Elkain Berri, une grotte rupestre parmi les plus importantes en Europe. Comme pour celle de Lascaux la bien connue, nous avons dû nous contenter de la réplique. C'etait bien intéressant car les dessins datant de 14 000 ans (de chevaux, de bisons et d'ours) étaient les plus précis jamais découverts.
Ensuite, un jeune homme nous a initié à l'art de faire du feu (avec du silex, des bouts de bois), et de chasser le mamouth avec des flèches au plus grand bonheur de nos 2 jeunes hommes.
Demain, San Sebastian et la plage, même si il ne fait pas beau (devinez qui insiste!!)
* Tous les mots basques contiennent au moins un k, sinon 2, un x, un z . Restaurant = Jatatxea Parking : Aparkalekuak Centre commercial : Merkatari Zentroa
Première impression : les espagnols sont hyper calmes. Calmes sur les routes, personne qui perd patience à l'épicerie quand la gentille caissière s'en est allée pendant 5 bonnes minutes peser les melons, citrons, biscuits que j'avais oublié de peser.
Deuxième impression : quand même bizare ces bars partout (Taberna) et les gens qui se tiennent debout dans les rues à boire leur verre. On s'y est essayés...
Hier, c'était la fête à Mutriku, le village d'à côté. On est arrivés juste au bon moment. Le moment du laché des taureaux. Les villageois sont protégés par les barrières tandis que les hommes et les adolescents fiers et courageux vont taquiner la bête.
Dans l'après-midi on étaient allés visiter le musée Guggheneim de Bilbao, bien intéressant d'un point de vue architectural mais pour ce qui est des expositions, c'était moyen. Il y avait l'expo L'intervalle lumineux issue de la collection de D. Daskalopoulos, composée d'installations et de sculptures se focalisant sur l'identité individuelle. Certains trucs intéressants, d'autres dérangeants et beaucoup d'autres relevant selon nous de la supercherie...
Cet après-midi, nous avons visité Elkain Berri, une grotte rupestre parmi les plus importantes en Europe. Comme pour celle de Lascaux la bien connue, nous avons dû nous contenter de la réplique. C'etait bien intéressant car les dessins datant de 14 000 ans (de chevaux, de bisons et d'ours) étaient les plus précis jamais découverts.
Ensuite, un jeune homme nous a initié à l'art de faire du feu (avec du silex, des bouts de bois), et de chasser le mamouth avec des flèches au plus grand bonheur de nos 2 jeunes hommes.
Demain, San Sebastian et la plage, même si il ne fait pas beau (devinez qui insiste!!)
* Tous les mots basques contiennent au moins un k, sinon 2, un x, un z . Restaurant = Jatatxea Parking : Aparkalekuak Centre commercial : Merkatari Zentroa
jeudi 30 juin 2011
Le tour du cadran
Après un tour de cadran, nous revoici, les garçons et moi, dans quelques jours à Montréal, histoire de humer l'air du Québec et de faire le plein de chaleur amicale et familiale!
On a maintenant vu toutes les saisons en Suisse et on a aussi pu vivre au rythme des saisons car on est plus près de la nature. Se sont succédés, les champs de colza d'abord, les coquelicots, les tournesols (très hatifs), le blé et les pommes rougissent à vue d'oeil.
Chaque variété de fleur, de fruit, on a la chance de les voir, de les sentir et de les goûter. Je suis même allée aux fraises et aux cerises. Les biches ont donné naissance aux petits faons.
Les garçons ont recommencé à taquiner la perche dans le lac.. Tout ça c'est fabuleux.
Mais vivre ailleurs, ça permet aussi de relativiser.
Nous étions à la piscine de Colovray, située sur le bord du Lac Léman dimanche dernier. Piscine entourée de fabuleuses résidences à plusieurs dizaines de millions de dollar. Et vous savez quoi? Finalement, je trouvais que la piscine de Côte-des-Neiges était somme toute pas mal du tout.
Bon, le paysage est moins beau, mais y a beaucoup moins de monde et finalement, les gens sont plutôt civilisés au Québec. Si on peut croire que les Suisses encadrent énormément les enfants, ça ne paraissait pas du tout dimanche dernier. C'était le free for all total. Trop de monde, pas trop de surveillance, les enfants qui se tiraillent, les poubelles qui débordent... C'est bien pour dire hein?
J'ai hâte de traverser le parc (des Laurentides), d'aller manger chez Georges, mioum.... de passer du bon temps avec vous. On arrive samedi, le beau temps dans les poches!
vendredi 17 juin 2011
Au sommet

Deux sommets cette semaine au programme.
D'abord le beau Maxi qui a sa course d'école (ils appellent ça comme ça ici, la sortie de fin d'année). Lui et sa classe partaient à la Dôle, sommet du Jura à 1687m. 3 heures et demie de marche. On voit la boule blanche de chez nous. Ils étaient bien motivés ce matin.
De mon côté, c'est en tout cas, un sommet de ma carrière d'amateur. Je joue ce dimanche au Victoria Hall à Genève, l'équivalent de la Place des Arts. Et avec nul autre que Irina Chkourindina (pas connue au Québec mais très connue ici), dont je vous ai déjà parlé, car c'est elle qui m'avait référé mon professeur de violoncelle.
C'est une pianiste qui a toute les qualités d'une rock (classique) star. Du charisme, une maîtrise technique, l'émotion. Et elle est simple et gentille en plus.
Bref, elle joue le concerto no 2 de Rachmaninov et nous avons l'honneur de l'accompagner. Ensuite, nous enchainerons avec la suite Jazz de Chostakovitch (vous savez l'air fameux dans Eyes Wide Shut) ainsi que l'air de Roméo et Juliet de Tchaikovsky.
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